Bernard Patureau, 68 ans, greffé hépatique, Montargis (45)

 

 

Bernard Patureau court le 800 mètres aux épreuves d'athlétisme des Jeux Nationaux des Transplantés et Dialysés de Montargis.

Ingénieur agronome, Bernard Patureau a vécu dans une quinzaine de pays, essentiellement en Afrique subsaharienne. Cette vie de globe-trotter a forgé sa vision du monde, le poussant à toujours chercher le positif, dans tous les domaines. 

Cet état d’esprit aura été précieux dans sa vie. Certes, sa maladie ne l’a jamais vraiment fait souffrir, tout juste était-il très fatigué. Mais son pronostic vital étant engagé, il fallut bien envisager la transplantation totale du foie. C’était en 1998 et ce passionné de foot – qui avait choisi l’école d’agronomie de Rennes en fonction de l’équipe de foot, qui jouait alors en 1re division – a prié pour que l’intervention ne survienne pas pendant le Mondial ! Finalement, l’opération eut lieu en 2002.

Deux mois plus tard, il adoptait ses deux neveux, rescapés du génocide des Tutsi au Rwanda, la quasi-totalité de la famille de son épouse ayant été massacrée. « Après ma greffe, je ne me voyais pas passer ma vie en maison de retraite, dans un fauteuil. Je souhaite montrer qu’il est possible de reprendre une vie tout à fait normale et faire du sport : après treize années de greffe j’ai plus d’activités qu’avant ». Bernard ajoute qu’il se voit bien vivre ainsi encore une bonne quarantaine d’années... 

Ce sera juste le temps nécessaire pour mener à bien tous ses engagements, commencés dans une organisation de parents d’élèves dans tous les établissements scolaires qu’ont fréquenté ses filles; ensuite sur des questions méconnues de santé ; puis comme conseiller municipal délégué aux affaires scolaires et à présent, comme président de la cellule montargoise d’Ibuka, association dédiée à la mémoire du génocide de 1994.

Ce portrait a été réalisé pour Trans-Forme par l'auteur Izabel Tognarelli.

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